CONTEXTE
La mer d’Iroise abrite un des plus grands champs d’algues d’Europe, avec plus de 300 espèces d’algues différentes. Parmi celles-ci, les laminaires, grandes algues brunes réparties en strates au sein des zones rocheuses propices peuvent former de véritables forêts sous-marines.
Même si la mer d’Iroise reste aujourd’hui encore assez stable grâce à l’impact physique du front thermique d’Ouessant ; il est important, dans ce contexte de pression croissante liées aux activités anthropiques (température, acidification, exploitation, pollution, etc…) de se doter de moyens de surveillance pertinents et nécessaires au suivi et à la compréhension de la trajectoire évolutive (régression, stabilisation, expansion).
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet. L’objectif de cette étude est de poser les premières briques de ce qui sera demain un réseau d’observation et de suivi de cet habitat patrimonial au sein du Parc Marin de la Mer d’Iroise.

MISSIONS DÉTAILLÉES
Le PNMI a confié à setec énergie environnement une mission de repérage de sites afin de disposer d’informations pour en sélectionner une partie qui pourront intégrer un futur réseau de surveillance au sein du périmètre du parc.
L’objectif de cette étude était de repérer des sites pouvant faire l’objet de suivis dans le cadre d’un observatoire des laminaires en mer d’Iroise. Ces sites devaient permettre d’avoir une vision représentative des champs de macro‑algues, en particulier du plateau molénais. Ils devaient aussi permettre de mesurer l’évolution naturelle des peuplements de laminaires et d’intégrer les effets de leur exploitation.
Ces sites ont permis d’effectuer un suivi sur un gradient de profondeur allant au moins jusqu’à – 13 m CM si possible, afin de permettre, dans le futur, l’application du protocole « DCE2‑complet » sur une partie des sites retenus.
- Acquisition des données sur 30 sites en plongée ;
- Bancarisation et analyse des données ;
- Mise en perspective avec les données disponibles via les réseaux de surveillance (DCE, REBENT) ;
- Proposition de sites à conserver en vue de la mise en place d’un observatoire.